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Alexyas ♥ Blog
I - Hiver...Ajouté le 3/9/2009 I – Hiver… Un soleil pâle se levait lentement, reflétant ses faibles rayons sur les toits d’ardoise gelés par la nuit. La neige n’était pas tombée, cette nuit non plus, remplacée par des plaques de verglas et un froid sec. Dans les rues, les hommes sortaient des masures, outils sur l’épaule, en direction des champs ou des ateliers tandis que dans les masures de pierres de la ville elle-même les bourgeois et marchands organisaient déjà leur échoppes. Petit à petit, comme chaque matin, la ville s’éveillait, ne remarquant pas les ombres furtives qui se déplaçaient dans les trines et les traboules, tentant d’esquiver les miliciens. Aujourd’hui, Alexyas ne savait pas ce qui l’attendait, comme chaque jour, finalement. Mais cette fois, ce serais différent. Il dit au revoir à sa femme et à ses enfants avant de se rendre à la caserne. Cet homme était assez respecté par ses collègues pour son habilité aux armes et son esprit critique, chose peu répandue dans un monde où les enfants n’avaient pour avenir que le métier de leur père. Les fils de rois devenaient rois, les fils de marchands devenaient marchands et les fils de paysans devaient à leur tour cultiver la terre de leurs pères. La caserne de la ville accueillait tous les hommes d’armes passant dans les environs. En blocs de pierre grise et luisante de gel, soutenue par une armature en bois intérieure, deux tours d’observations se dressaient de chaque côté du champ d’entrainement qui se trouvait en plein cœur de la ville. Une petite citadelle dans une ville plutôt riche. Entre râteliers et tables de commandements où jonchaient des piles de cartes poussiéreuses patrouillaient miliciens, fantassins de passages, paladins en mission et chevaliers en vadrouille qui cherchaient un seigneur à servir. <<-Bonjour régent Orkiis. Quelle sera ma mission aujourd’hui ? emanda poliment mais ethousiaste le milicien
<<-Rendez vous ! Vous… >> N’ayant pas fini sa phrase, l’obscur meurtrier se jeta sur le témoin. Ne respectant plus alors que son instinct de survie, celui-ci tua d’un seul coup son agresseur, qui tomba alors, raide mort, empalé au niveau du cœur. Tentant de reprendre ses esprits, Alexyas se rendit soudain compte que dix autres individus semblables dans leur tenu, masque et capes noires flottantes dans le vent, venaient d’apparaître de tous côté. Ils resserraient petit à petit les rangs, avançant lentement, comme une menace mortelle qui ne pouvait être détournée de son objectif. Sursautant tout à coup, le condamné s’exclama d’une fois plus hardie et plus vaillante que n’était son état d’esprit. <<-J’ai une femme et des enfants à nourrir ! Si vous me tuez, rapportez leur au moins mon cadavre, qu’ils puissent constater ce que les meurtriers causes, et pour qu’ils s’engagent dans le droit chemin et qu’ils y restent. >> Il y eu un temps mort. Les assassins avaient stoppés leur avancée. Soudain, ils s’entre-regardèrent tous vivement, puis, d’un tacite accord, ils se précipitèrent dans tous les sens, bondissants comme des êtres magiques, et le milicien crût sa dernière heure arrivée. Au bout de quelques minutes, il se rendit compte qu’ils ne lui avaient rien fait, et qu’ils étaient tous partis dans la même direction. Se baissant pour récupérer le masque de celui qui était mort. Son visage était celui d‘un vieille homme, le front plissé par la méchanceté et la cruauté. Se relevant, masque en main, Alexyas se dit qu’il aurait dût être là, sur le sol, accompagnant cette autre victime, raide mort, couchant dans son sang encore chaud. Tout à coup, ce qui arrivait lui frappa l’esprit. Une voix cria dans sa tête, et cette voix lui disait que sa famille était en danger. S’engageant soudain dans une course folle pour sauver sa famille au péril de sa vie, le jeune homme se jeta dans la rue. Il pleurait, autant à cause du vent sec et glacé que de la peur qui s’emparait de son cœur. Allant toujours plus vite, courant à perdre haleine, il ne voyait pas tous ces visages étonnés encore endormis, les bâtisses n’étaient plus que des tâches floues qui défilaient. Même en ce monde, il paraissait que la peur rendait le corps humain capable de décupler sa force, et c’est ce qui se passait avec un homme qui ne voulait pas perdre sa famille. Ses cheveux blonds et moyennement longs battants le vent, il tenta de s’arrêter en vue de sa maison, mais le verglas l’emporta. Il passa en glissant devant chez lui, et entraperçu par la porte ouverte les hommes en noir. Tags : alexyas action nouvelle roman histoire fantasy heroic Catégorie : Alexyas | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |II - ...et damnationAjouté le 3/9/2009 II - …et damnation
Quelque chose gênait Alexyas. Il en cherchait d’ailleurs la source. Petit à petit sa vue redevenait nette, il se passa la main dans les cheveux. Voilà la source, des touffes étaient attachées par le sang séché. Le sang… soudain, l’homme reprit totalement conscience. Autour de lui s’agitaient une dizaine de personnes, mais celles-ci semblaient être de simples habitants de la ville. Sortis du gourbi qui se trouvait à deux pas. Les badauds l’encerclaient, ne le laissant pas respirer, lui bouchant la vue. Le stress reprit le dessus, et le milicien dût se contrôler pour ne pas taillader un passage dans la foule avec son épée maintenant légèrement tordue. Après s’être relevé avec difficultés, Alexyas se dirigea vers sa maison avant de se rendre compte qu’elle était en feu. Un deuxième groupe de personnes admiraient les flammes sans rien faire pour les arrêter. Malgré ses blessure, motivé par la peur pour sa famille, l’homme d’arme se jeta entre les flammes, évitant cette table sur laquelle il avait si souvent mangé qui était devenu un brasier assez ardent pour faire rôtir un porc entier, sautant par-dessus une poutre effondrée et fumante, toussant, il arriva dans la chambre. La pièce n’avait pas encore pris feu. Trois cadavres gisaient dans leur sang, tout comme l’autre victime des onze hommes en noir qui n’était plus maintenant que dix. Sa femme au milieu, une expression de terreur, et ses enfants de part et d’autre d’elle, encore accrochés à sa robe. Tous tués de la main de professionnels. Alexyas tomba à genoux, prit la main encore légèrement tiède de sa femme dans la sienne et pleura silencieusement. Une flamme lécha la cheville de l’homme, mais il n’arrivait pas à se dire que c’était fini. Ces années, peut être peu nombreuses, mais heureuses. Dire qu’il croyait cela immuable, et que ça allait durer jusqu’à la fin de sa vie. Tout lui semblait si inutile désormais, mais l’instinct de survie reprit le dessus. La fenêtre était désormais la seule issue. Il se jeta sur elle et tenta de l’ouvrir, mais n’y parvins pas : le bois avait changé de forme avec la chaleur. Tous les objets en bois étaient en feu, la seule alternative était de briser la vitre avec son épée. La vitre céda rapidement, mais l’ouverture était étroite, et pour ne pas se couper à en mourir d’hémorragie, il fallait enlever les éclats qui restaient dans le bois. Une fois la vitre totalement dégagée, Alexyas entreprit de sortir. Au moment fatidique, il se crut coincée au niveau de la taille, mais dans un effort surhumain, il réussi et tomba dans la neige. Se retournant, il vit sa maison brûler, et il s’enfuit en courant et en pleurant à travers la ville, puis les champs, puis les bois. A la tombée de la nuit, ses jambes refusèrent de le soutenir plus longtemps et se dérobèrent sous lui. Il tomba et s’endormit sur-le-champ. Le matin se leva une fois de plus, le soleil poursuivant sa course astrale tel Sisyphe roulant son rocher, sans prendre en compte le temps ou les problèmes des hommes. Alexyas arrivait encore à bouger, il se leva même plus facilement que ce qu’il redoutait. Il décida alors d’analyser la situation. Tout d’abord, il se rendit compte qu’il avait toujours le masque à la main. Il n’analysa, mais ne trouva dessus aucun symbole. L’assassin avait tué la jeune femme sous les yeux du milicien, mais le malfrat avait voulu se défendre plutôt que de se rendre. À bien y réfléchir, c’était la solution où il n’y avait pas comme débouchée que l’exécution. Une fuite était envisageable, mais l’homme d’arme s’était défendu et avait été le plus rapide. Soudain, il se rappela la lettre qu’il avait trouvée dans la main de sa femme. Pensant qu’elle était d’elle, il ‘ouvrit plein d’amour et de regret, mais sa découverte figea dans ses traits une amertume et une colère sans nom. Il savait lire car sa formation de milicien, bien que sommaire, devais lui permettre la lecture de missive en cas de non-présence d’un supérieur. Il savait appris à sa femme, et elle maniait depuis les mots avec une douceur et une force incroyable. La lettre était donc de la part des hommes en noir. < Le gel recouvrait le corps de l’homme. Ses doigts ne répondaient à aucunes sollicitations, ses pieds à peine. Le froid de la nuit avait pénétré son corps en profondeur. N’arrivant plus vraiment à se relever, Alexyas rampa sans se demander où il était. Soudain, le sol n’était plus fait de neige mais d’une boue glacée et de sable épais. Une route ! Il était sauvé. Il se laissa aller à son engourdissement en espérant que quelqu’un passerais par ici. Un homme était assis sur un tabouret de bois qui semblait bien inconfortable. L’ex-milicien se demanda d’ailleurs d’où cette douce chaleur venait. Elle semblait émaner à la fois de lui et de… une couverture épaisse et douce. Ce genre de chose n’était que peu accessible, même pour le meilleur des miliciens. Celui qui était sur le tabouret portait un épais manteau aux épaules énormes en fourrure et il semblait manipuler des éprouvettes et autres tubes en verre contenants d’étranges mixtures fluorescentes. Soudain, il se retourna vivement. Son visage était ridé, mais pas plissé d’angoisse, rayonnant de ce qui semblait être de l’empathie. Le vieil homme sourit, découvrant de magnifiques dents en pleine santé, autre chose rare pour les personnes d’un âge qui semblait aussi avancé. <<-T’ouvres enfin les yeux mon p’tit gars ! Trois jours que tu pionces ! Va falloir bosser pour me rendre ce que tu m’as coûté en herbes de soin ! Tags : histoire heroic fantasy action alexyas Catégorie : Alexyas | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |MerciAjouté le 3/9/2009 J'aimerais dire un grand merci à deux personnes sans qui je n'aurais même pas effleuré l'idée de faire ce blog, ou même d'écrire, tout simplement. La première, c'est Alexie, parce que ses critiques sont vraiment constructives, et la deuxième c'est Helena, parce que sans son soutien je crois que j'aurais laissé tomber avant le deuxième article. Bonne lecture à vous tous :) Tags : Catégorie : Infos | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire | |
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